Le nombre i
Il existe un nombre i tel que i2=−1. Il n’est ni positif ni négatif.
L’ensemble C des nombres complexes contient tous les z=a+ib avec a,b∈R.
- a=Re(z) : partie réelle
- b=Im(z) : partie imaginaire (réelle, pas ib !)
Somme : (a+ib)+(c+id)=(a+c)+i(b+d).
Produit : (a+ib)(c+id)=(ac−bd)+i(ad+bc).
Conjugué : z=a−ib. On a zz=a2+b2=∣z∣2.
Inverse : z1=∣z∣2z.
Module et argument
∣z∣=a2+b2 : distance de z à l’origine dans le plan complexe.
arg(z)=θ tel que z=∣z∣(cosθ+isinθ). C’est l’angle entre l’axe réel et [Oz].
Propriétés :
- ∣z1z2∣=∣z1∣⋅∣z2∣
- arg(z1z2)=arg(z1)+arg(z2)(mod2π)
- ∣zn∣=∣z∣n, arg(zn)=narg(z)
Trigonométrique : z=∣z∣(cosθ+isinθ)
Exponentielle : z=∣z∣eiθ (avec eiθ=cosθ+isinθ, formule d’Euler)
(cosθ+isinθ)n=cos(nθ)+isin(nθ)
Ou en exponentielle : (eiθ)n=einθ.
Résoudre z2=w dans C
Si w=reiα : les 2 racines carrées sont ±reiα/2.
Équation du 2nd degré à coefficients réels
az2+bz+c=0 avec Δ=b2−4ac.
- Δ≥0 : deux solutions réelles (formules usuelles).
- Δ<0 : deux solutions complexes conjuguées z=2a−b±i−Δ.
Représentation géométrique
z=a+ib ↔ point M(a,b) dans le plan complexe.
- ∣z∣ = OM
- arg(z) = angle (u,OM)
- ∣z2−z1∣ = distance entre M1 et M2
- arg(z2−z1) = angle du vecteur M1M2
Racines n-ièmes de l’unité
Les n solutions de zn=1 sont zk=e2ikπ/n pour k=0,1,…,n−1.
Erreurs classiques
- Écrire −1 au lieu de i (notation à éviter).
- Confondre partie imaginaire et ib (Im(2+3i)=3, pas 3i).
- Oublier le (mod2π) dans les arguments.
- Additionner les modules d’une somme (∣z1+z2∣=∣z1∣+∣z2∣ en général).